Rénovation écologique d'une maison à Bergues
Voici une petite rénovation à Bergues, âge de la maison: plus ou moins 300 ans... Il a été décidé avec les maîtres d'ouvrage d'entamer une rénovation écologique de ce lieu, mais qui se devait aussi d'être économique, avec un maximum d'autoconstruction.
1°: l'état des lieux. En effet avant d'entamer le projet, nous avons organisé les "lots" à retravailler en fonction de leur état: à remplacer, à rénover, en bon état, ou inexistant. Ainsi la location d'une benne, d'un échafaudage ou le déplacement d'un professionnel servait pour plusieurs lots et avait un coût de revient plus intéressant.
2°: la dépose des éléments à remplacer ou jugés trop fragiles comme la cheminée, les murs intérieurs, et le plancher du second niveau. Le plancher rongé des vers a été stocké dans le jardin à l'abri de l'humidité et a servi de bois de chauffage cet hiver. Les briques jaunes flamandes, quant à elles, ont été récupérées par des professionnels pour être réutilisées.
3°: la réfection du gros-oeuvre. A l'endroit où s'élevait la cheminée, nous avons gratté les briques enduites de suie (la brique jaune s'effritant facilement à cause du sable, cette couche de suie est partie assez facilement). Les trous dans les murs ont été repris au mortier, puis deux couches de chaux ont été passées sur tous les murs afin d'assainir et réguler l'humidité qu'ils contenaient. Ce passage des murs à la chaux nous a permis de voir où se trouvaient les infiltrations en façades au cours du chantier (avec l'humidité la chaux prenait une couleur jaune/marron) et pouvoir ainsi intervenir rapidement. Les éléments de charpente ont été traité au sel de bore en prévention, seuls les éléments attaqués ont été traité avec des fongicides toxiques.
4°: le choix du chauffage. Le choix des maîtres d'ouvrage s'est porté sur une pompe à chaleur air-air, en effet, la maison sur 2 niveaux s'étend sur un total de 50m², les espaces sont très ouverts et orientés nord-sud. Les poutres ne pouvaient résister à la pose d'un plancher chauffant, et la maison se trouvant en ville, la surface de terrain est insuffisante pour utiliser la chaleur du sol (jusqu'au 31 décembre 2008 ce type de pompe à chaleur donnait encore droit à un crédit d'impôt mais ce n'est malheureusement plus le cas).
5°: l'isolation. Pour ce projet, nous avons opté pour l'isolant Métisse, de la marque Le Relais, en effet, il est fait à 80% de matières recyclées (fibres issues des vêtements récupérés par Le Relais et non revendus car en mauvais état, il faut cependant ajouter 20% de fibres neuves) et est à 100% recyclable, d'autre part étant produit à Bruay-la-Buissière (Pas de Calais) il a une faible empreinte carbone. Sa mise en oeuvre reste simple pour un isolant écologique: des panneaux de 120mm sur les murs donnant à l'extérieur et deux couches croisées de 100mm pour les rampants (toiture). Puis le pare-vapeur est agrafé sur les montants en bois supportant l'isolant et enfin un lambris bois vient recouvrir le tout (toujours fixé sur ces mêmes montants en bois). Là encore chaque élément de menuiserie est traité au sel de bore pour éloigner les insectes, et empêcher l'apparition de champignons.